Présentation de la MDS

La Maison pour un développement solidaire est un projet porté par deux associations : le MDSL Intervention et l’Union Familiale (association loi 1901 reconnue d’utilité publique en 1908), qui participe activement au financement du projet.
L’Union familiale, créée en 1895 a pour buts d’apporter soutien et conseil aux familles en difficulté, à participer à l’éducation et aux loisirs des enfants et adolescents et au développement de la vie associative dans le quartier.
Aujourd’hui elle répond à ses objectifs en finançant des projets tels que la Maison pour un Développement Solidaire.
C’est au cours d’un Atelier de l’Avenir, commandité en 1997 par le Collectif Inter-Associatif du DSU Fontaine au Roi (réunissant une quarantaine d’associations) et réalisé par le MDSL Intervention, que l’idée a émergé d’implanter dans le quartier une structure qui permette de mûrir puis de concrétiser des projets individuels ou collectifs d’habitants.
Elle prend d’abord le nom de Boutique du Développement Solidaire de 1998 à 2000 et fait de l’accompagnement de projets d’habitants dans un premier temps.
En avril 1999 un Point Accueil Ecoute Jeunes (l’espace communautaire de santé) agréé par la DDASS pour donner de l’information, faire de la prévention autour des MST et de la consommation de drogues prend place dans la Boutique.
En mars 2000, la Boutique devient la Maison pour un Développement Solidaire.

Fonctionnement de la MDS

L’action de la MDS suit des principes éthiques dont le principal est la démarche ascendante qui consiste à co-construire les solutions avec les publics en difficulté.
En effet nous considérons qu’en tant qu’acteurs de leur situation, ils sont experts de celle-ci, donc incontournables dans la construction des solutions à leurs problèmes.
De plus cette démarche a pour effet de revaloriser les personnes les plus défavorisées et de les sortir de la position d’assistés, qu’ils se considèrent de nouveau comme acteurs de leur devenir.
L’action de la MDS s’adresse d’abord aux habitants du DSU mais travaille sur certains projets avec des acteurs de tout l’est parisien et participe à des réseaux tant français qu’internationaux.
La Maison assure un accueil tout public durant quatre jours et demie par semaine pendant lesquels l’équipe essaie de co-construire des réponses aux urgences telles que l’hébergement, la recherche d’emploi, les démarches administratives de toute personne entrant dans la MDS.
En plus de l’accueil, elle comprend trois pôles :

Le pôle Accompagnement de Projets

Le pôle Accompagnement de Projets, individuels et collectifs qui offre à des porteurs de projet un accompagnement global de la personne, dans une logique de transversalité, et du projet en co-construisant des outils d’information, de communication, de gestion voire de formation indispensables pour mener à bien leurs projets d’entreprise, d’association ou tout simplement de vie.
Les animateurs se positionnent en tant que « facilitateurs » et permettent le développement de pratiques solidaires entre les porteurs de projets par le travail en réseau.
Une des ces expériences, les Ateliers Coopératifs a très bien fonctionné pendant trois années et a permis la mise en place de projets associatifs, économiques ou encore la création de leur emploi pour plusieurs porteurs de projet.
Les projets étant principalement associatifs, la baisse significative des subventions et la fin des postes aidés intervenus avec le changement de politique en 2002 ont rendu impossible la poursuite des projets les moins avancés et ont conduit à l’arrêt des Ateliers Coopératifs.
Les projets les plus avancés sont aujourd’hui autonomes et sont des partenaires privilégiés de la MDS, par exemple le projet « Communart’s » dans lequel deux animateurs plasticiens proposent des interventions pour réaliser notamment des œuvres artistiques collectives, dans le but, par exemple, de l’appropriation d’un espace par son public.
(Exemple : fresque collective dans les locaux d’un nouveau centre social peinte par les jeunes)

Le pôle Santé Bien-être

Le pôle Santé Bien-être, qui comprend un Point Accueil Ecoute Jeunes mène des actions de prévention pour la Santé et travaille en réseau ouvert avec les autres intervenants du DSU (centres sociaux, équipe de développement local, club de prévention, Collectif Inter Associatif, associations, institutions et autres partenaires).
Il reçoit des jeunes, aujourd’hui principalement des garçons, ainsi que de plus en plus de familles, notamment des mères ayant des difficultés avec leurs enfants. Les jeunes fréquentent ce pôle pour demander un accompagnement, souvent dans une situation d’urgence telle que rupture avec la famille, situations administratives irrégulières, conduites à risques, mal être, dépression ou pour se réinsérer professionnellement en accédant à une formation, un stage ou à un emploi.
Le PAEJ a accueilli environ 120 jeunes en 2004. Dans ce pôle existent aussi des contextes formels et informels d’échanges tels que le Club Tchatche ou autour du café les jours d’accueil. Depuis 2003 un pôle Femmes s’est mis en place et se développe autour d’actions spécifiques en direction des femmes telles que des ateliers danse, expo vente et ateliers de créations, participation à un parcours filles / femmes pour marquer la journée internationale des femmes, sensibilisation à la lutte contre les violences conjugales par le moyen du théâtre…
Très régulièrement des repas communautaires sont organisés. Ce contexte permet, dans un cadre informel et convivial la valorisation de soi, la possibilité de se positionner en hôte pour des personnes n’en ayant pas les moyens ou l’espace, mais aussi travailler à la prévention et de la promotion de la santé notamment en matière de nutrition et d’hygiène de vie…
Ce cadre permet également d’échanger autour des différents projets et rendre possible de façon spontanée la mise en réseau et la solidarité entre les personnes et entre les projets.

Le pôle Capacitation citoyenne

Le pôle Capacitation citoyenne a pour principale fonction d’intervenir sur des terrains extérieurs pour animer des « Ateliers de l’Avenir », un outil de démocratie participative pour faire émerger des projets d’habitants. Ce pôle a pour particularité de générer des rentrées d’argent, ces interventions sont vendues à des institutions ou organisations qui en font la demande. Il permet ainsi de financer environ 10% des coûts de fonctionnement de l’association.
L’équipe réfléchit aujourd’hui à la redéfinition de ce pôle, suite au départ en retraite de sa principale animatrice, une des fondatrices du projet Maison pour un Développement Solidaire, Marie Renée Bourget-Daitch. De plus la capacitation citoyenne, c'est-à-dire œuvrer à rendre les personnes capables d’être des citoyens et citoyennes à part entière, recoupe les autres activités de la MDS.
L’équipe travaille à re-conceptualiser le projet, une des pistes est de faire du pôle Capacitation un « super pôle » qui engloberait les pôles Santé Bien Etre et Accompagnement de Projets.

Ressources Humaines

Le Conseil d’Administration

La présidente Claude BOUCHER Le trésorier Dominique LERY La secrétaire générale Annie TALLEYRAND Les autres membres : Bernard PISSARRO, Daniel BEQUIGNON, Marc MONNERAYE, Jean-Paul BUFFAT, Michel DERLIQUE

Composition de l’équipe

Un coordinateur des actions, Omer MAS CAPITOLIN
Des animateurs communautaires : Ingrid HOLLER, Sahir MEZIANI, Issa COULIBALY

Porteurs de projets

Il s’agit de toute personne fréquentant la MDS. En effet, dans le cadre de notre démarche de développement ascendant ils peuvent être amenés à proposer, effectuer des choix, prendre des décisions au sujet des activités proposées ou du fonctionnement de la structure.

Postulat de départ et approche de la Maison pour un Développement Solidaire

La Maison pour un Développement Solidaire est donc un espace de développement social local et de santé communautaire inscrit dans une dynamique d’éducation populaire :

La Maison pour un Développement crée des contextes
où les habitants du territoire sont accueillis
tant pour faire part d’un projet collectif ou individuel qui leur tient à cœur
que pour parler de leur difficultés quotidiennes
et rechercher collectivement des réponses.
Nous sommes agréés, depuis 1999, comme Point Accueil Ecoute Jeunes.
Ce qui nous permet d’offrir sur le quartier un accueil tout à fait spécifique
en direction des jeunes du quartier et de leur famille.

Constats et analyse des besoins

En partant du constat que c’est « au niveau le plus proche du terrain que s’inventent des réponses adaptées à la diversité des situations, à la liberté et à la créativité de chacun » la mise en place d’une Maison pour un Développement Solidaire sur un quartier en développement social urbain a pour but d’offrir un lieu ouvert et chaleureux où les habitants du quartier et de l’arrondissement puisse trouver un espace pour faire mûrir une idée d’action sociale, culturelle, économique… et la transformer en projet qui puisse dans un deuxième temps être soutenu, encouragé, replacé dans une dynamique locale par l’équipe de développement local (EDL) qui, elle, se situe dans un niveau de mise en œuvre et d’opérationnalité de l’action sur l’ensemble du territoire. Notre champ d’action s’inscrit de ce fait au premier niveau dans la mesure où « le développement solidaire consiste d’abord à privilégier le mouvement qui vient d’en bas. » Afin d’être efficace, il s’articule avec le second niveau plus institutionnel et opérationnel.
Au sein de la Maison pour un Développement, l’objectif est :

C’est ainsi que nous nous sommes rendus compte que peu de projets étaient fait en direction des jeunes filles et jeunes femmes du quartier. En 2004, un projet s’est développé dans cette direction au sein de l’axe : Santé/Bien Etre et pourra avoir un prolongement en matière de projets plus spécifiques soutenus par l’axe : « Accompagnement de projets ».
Avoir à disposition sur le quartier :
  1. un espace physique (une grande salle où se côtoyer, se rencontrer, se réunir, un bureau avec téléphone et du matériel informatique),
  2. des ressources informatives,
  3. un lieu de rencontre et de mise en lien où des coopérations peuvent s’exercer au travers des ateliers coopératifs mensuels,
  4. de la ressource humaine (agents de développement communautaire, économique, social),
  5. répond à un besoin très souvent exprimé dans un quartier urbain comme étant indispensable à la création d’une dynamique plus solidaire qui prenne en compte les besoins des habitants.

1er axe d’intervention : Accompagner des projets d’habitants

Au quotidien, il s’agit :

2ème axe d’intervention : Des Actions pour le Bien-être, la Santé et l’Education

Au quotidien, les actions se traduisent par :

Contexte général du projet MDS

Environnement: Le DSU Fontaine au Roi

Plan du quartier

La population du DSU Fontaine roi est composée de nombreux immigrés, le tiers de ses habitants sont nés à l'étranger. Elle est composée d'ouvriers, d'employés précaires, de chômeurs et de beaucoup de jeunes. Néanmoins le quartier attire de plus en plus de personnes aisées, charmés par l'aspect populaire des lieux ou attirée par les prix immobiliers plus abordables que dans le reste de Paris, s'installent et transforment peu à peu l'identité du quartier. Les anciens habitants sont la plupart du temps relogés en banlieue parisienne. Beaucoup d'usagers de l'espace public ne sont pas évidents, le quartier comprend de nombreux commerces, hôtel restaurant, et artisans dans le domaine du textile notamment, qui attire tous les jours de nombreux clients des autres quartiers populaires de Paris et de sa proche banlieue. Le pourcentage de familles monoparentales a très fortement augmenté entre 1999 (14.5%) et 2004 (27.6%). En ces familles sont le plus souvent sous la responsabilité d'une femme. Les jeunes de moins de 19 ans formeraient une part relativement faible de la population, contrairement aux autres quartiers politiques de la ville, cependant la part des jeunes actifs 20-34 ans est beaucoup plus élevée que sur l'ensemble des quartiers politiques de la ville (31,3 %). À noter aussi la forte proportion d'étrangers 26,6 %, les classes fins souvent composées d'enfants originaires de plus de 50 pays différents. Parmi les jeunes de 20 à 30 ans 42 % ont un niveau égal ou supérieur à bac+3 sur le 11e arrondissement, cette proportion monte à 42,90 % sur l'A. L. E. Couronnes (l'ANPE locale). Le DSU compte 16240 logements en 1999 dont 25 % de propriétaires, 12,7 % de logements sociaux et 12,6% de logements vacants. La plus grande partie est composée de locataires du privé (48%), à noter la faiblesse du logement social par rapport à la demande, et par rapport à la loi qui contraint les moyennes et grandes agglomération à disposer d’au moins 20% de logements sociaux sous peine d’amende. Une partie de la population vit dans des hôtels meublés (4,7%). Toutefois mille logements ont été construits entre 1990 et 1999, en majorité des logements sociaux, plus grands et plus confortables que les logements existants. Seulement 7% de la population vit dans un HLM.

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